Lyrique

Arie antiche

Nathalie Stutzmann,
contralto et direction
Orfeo 55

Entre 1885 et 1900, le compositeur et éditeur Alessandro Parisotti (1853-1913) s'attela à la compilation de ce qu'il considérait être les plus beaux airs des grands maîtres italiens du passé. S'étalant au départ sur trois volumes, cette anthologie se réduisit au final en un volume unique proposant vingt-quatre airs pour voix seule et piano. La démarche de Parisotti s'inscrivait dans la vaste redécouverte des hautes époques portée, par exemple, en Allemagne par Felix Mendelssohn ou Johannes Brahms, ou en France par Vincent D'Indy ou Camille Saint-Saëns. Comme Mendelssohn lors de la résurrection de la Passion selon Saint Matthieu à Leipzig en 1829, Parisotti n'hésita guère à « améliorer » la musique qu'il compilait, apportant des modifications qui font, certes, frémir d'horreur les musicologues actuels. Mais quel autre musicien s'extasiait, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, devant les airs de Caccini, Scarlatti, Caldara ou Monteverdi ? Malgré leur démarche musicale éminemment discutable, les Arie antiche permirent à des compositeurs tombés dans l'oubli de revenir à la lumière et influencèrent ainsi des générations entières de chanteurs. Force est de reconnaître aussi le jugement assez sûr de Parisotti dans le choix de ces airs, dont la plupart recèle une véritable beauté aussi bien mélodique qu'harmonique. Nathalie Stutzmann connaît sur le bout des doigts ce volume si important dans l'histoire de la musique du XXe siècle. Littéralement amoureuse de ces mélodies, elle en propose un bouquet capiteux, les magnifiant de son timbre et de sa musicalité incomparables, redonnant cependant à ces airs leurs atours sonores d'origines, s'appuyant sur les musiciens virtuoses de son ensemble Orfeo 55.
 
Nathalie Stutzmann est en résidence à l'Arsenal.
 

© Simon Fowler

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Mardi 24 mai 2016, 20h
Grande Salle

Durée
1h30 + entracte

Tarifs



39€ / 34€ / 17€ / 10€*
*- 26 ans, demandeurs d’emploi

LEO :
« Sant’Elena al Calvario » (Allegro)
CALDARA :
« Sebben, crudele »
SCARLATTI :
« O cessate di piagarmi »
BONONCINI :
« Per la gloria d adorarvi »
LEGRENZI :
« Che fiero costume »
MARINI :
Passacailio à 3 & 4 
CACCINI :
« Amarilli mia bella »
FALCONIERI :
« Passacaillio »
DURANTE :
« Solfeggio Bataille »
DURANTE :
« Danza Fanciulla »
PAISIELLO :
« Nel cor piu non mi sento »
VIVALDI :
« Cor mio che prigion sei »
PORPORA :
Sinfonia opus 2 en do majeur
VIVALDI :
« Con la face di Megera »
DURANTE :
« Vergin tutto amor »
PORPORA :
« Largo from cello concerto en sol majeur
CALDARA :
« Spera consolati »
PORPORA :
Sonata à 3 (adagio & allegro)
STRADELLA :
« Queste Lagrime »
D’ANGLEBERT :
Prélude
VIVALDI :
Cantate «  Cessate o mai cessate »
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